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 dao kamon ; another taste of heavenly rush

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homenum revelio
werewolf
hottest and kinkiest admin

Sam 25 Mar - 0:49

nom prénom dao kamon date et lieu de naissance 1990, date précise inconnue, lieu également, mais probablement au laos. on lui a donné une date officielle qui est le 14 novembre. nationalité laotien/thaïlandais. loup-garou particularité // lignée de sang né-loup. une vraie bête sommeille en moi depuis toujours... tu kiffes avoues. robe et rang omega ; poils longs et touffus, bleus nuits avec des reflets argentés. occupation assistant de shin seonho, directeur du département lycanthrope. ça t'en bouche un coin hein ? moi aussi. situation amoureuse ma quoi ? orientation sexuelle tout ce qui bouge I take. tellement de plaisirs variés s'offrent à nous dans ce monde, ce serait dommage de pas en profiter. miroir du risèd le simple reflet de Sara à l'âge qu'elle avait la dernière fois que je l'ai vue. épouvantard une cage à barreaux.
> thé ou café ?
thé
> été ou hiver ?
ni l'un ni l'autre, automne baby
> cigale ou fourmi ?
fourmi
> rêveur ou réaliste ?
réaliste
dao kamon
feat. seo handsome inguk
L'organisme Dominium a récemment tenté de faire revenir au gout du jour une partie du premier Code de Conduite de 1966 ; à savoir, faire recenser et contrôler tous les loups-garous du pays. Cette requête, bien que n'ayant évidemment pas été acceptée, a fait beaucoup de vagues au sein de la communauté. Quel est ton avis là-dessus ?
« hahaha... bah voyons. bientôt, ils nous mettront en rang deux par deux, ils nous forceront à nous tenir par la main et nous colleront une puce dans l'oreille avec un numéro inscrit sur un bout de plastique qui pendouille. plus bétail, tu peux pas. qu'ils cherchent à nous recenser, je suis pas contre, après tout tous les sorciers le sont, mais qu'ils cherchent à s'en servir pour nous suivre à la trace et contrôler nos faits et gestes... nan parce que, dit comme ça, ça a l'air presque innocent, le genre de truc où un individu lambda à la capacité de réflexion moyenne se dirait, "tiens, ça a pas l'air si affreux que ça, en fait". c'est de la propagande, comme ça que fonctionne le lavage de cerveau politique, après tout. mais moi, j'ai eu connaissance de cette proposition dans son intégralité, avec les propos exacts et détaillés. j'étais là quand mon boss l'a eu entre les mains et l'a lu, oh mec... c'était terrible. j'ai bien cru qu'une veine allait exploser dans sa tempe gauche. honnêtement, je sais même pas comment il a fait pour garder un calme aussi exemplaire – peut-être était-ce dû au fait qu'on était en réunion avec tous les directeurs de départements. le représentant lycanthrope qui pète une durite en plein meeting, ça l'aurait foutue mal. enfin bref, déjà, rien que le fait que ses yeux n'aient pas viré au rouge une seule fois est un exploit, parce qu'étant présent, j'ai pu lire ce ramassis de connerie, et croyez-moi, c'était pas du tout aussi soft que la manière dont ils ont essayé de l'amener au public. non seulement ils voulaient nous recenser, nous contrôler et nous garder à l’œil, mais au milieu de tout ce blabla rébarbatif il était clair et net qu'ils avaient aussi l'intention de nous interdire de nouvelles choses - entre autres, mais aussi de nous assigner à un sorcier, comme une sorte de surveillant, à qui on devait rendre à chaque pleine lune un rapport de nos actions, son déroulement, etc. un sorcier pour chaque loup-garou. ja, da, c'est vrai, je plaisante pas du tout. hahaha. alors, leur réforme là, vous savez quoi ? ils peuvent se la mettre dans le... »
Lors d'une visite au Département Lycanthrope du Ministère, tu entends dans le brouhaha ambiant la nouvelle que le corps d'un sorcier a été retrouvé mort dans la réserve de Dalseong. Il semble ne faire aucun doute que le crime a été commis par l'un d'entre vous. Qu'en penses tu ?
« encore un crétin qui n'a pas su se contrôler. en même temps, si on avait assez d'effectifs pour pouvoir mettre en place un système qui nous permettrait de guider chaque nouveau loup-garou, on en serait pas là. ils veulent qu'on respecte leurs règles, mais ils nous donnent même pas de quoi faire en sorte qu'on puisse les suivre convenablement, ça me désole... quand j'ai entendu parlé de ça, j'ai pu chercher des détails directement auprès de mon boss ensuite, et il a confirmé mes soupçons. vu la manière dont le corps avait été traité, ça ne faisait aucun doute que le coupable était un jeune loup. trop maladroit, des détails laissés trop au hasard, qui rendent l'excitation et l’inexpérience du moment trop faciles à voir. alors, voilà où on en est : on peut pas être partout. au ministère, on est encore trop peu nombreux pour pouvoir tout gérer. des nouveaux loups, y'en a peut-être toutes les semaines de crées parce qu'on peut absolument pas contrôler à 100% l'importante population de lycans vivants à daegu aujourd'hui. et une fois qu'ils sont là, ils sont pour la plupart livrés à eux-mêmes parce qu'on n'a pas assez de personnes aptes et acceptées dans notre structure pour les aider et leur apprendre. du coup, à chaque pleine lune, qu'est-ce qui se passe ? des morts inévitables qui auraient pu être évitées. mais bien sûr, parce qu'ils se gardent bien de le dire, et qu'on est des coupables faciles, ça nous retombe direct dessus. je dis pas que je cautionne cet acte. je dis juste qu'il faut voir au delà de ce qui semble limpide. donnez-nous de quoi gérer ce problème, et là on pourra en reparler. et puis, entre nous... qu'est-ce que cet abruti foutait dans la réserve, aussi ? 'faut vraiment être con, non ? »
Alors que tu passes devant le Rince Mukyeo lors d'une balade nocturne, tu aperçois un sorcier et un loup-garou en train de se quereller juste devant l'entrée. Ils ont visiblement un coup dans le nez, et le videur ne fait rien pour arranger la situation quand le ton commence à monter dangereusement. Racontes-nous ta réaction.
« ah, honnêtement, je pense que si je me retrouvais devant une telle scène, je serais vraiment tenté de les laisser se foutre dessus histoire de bien rire en les regardant. sérieux... quand t'as envie de te battre, 'faut que ce soit pour les bonnes raisons. après, je dis pas, si y'a un réel problème entre eux qui mérite deux trois poings dans les côtes pourquoi pas, mais on sait tous qu'on a le sang chaud quand l'alcool y est mélangé. et c'est d'autant plus vrai pour les loups, qui sont déjà plus nerveux de base. ça me ferait tellement pitié que je suis même pas sûr d'avoir l'envie de les séparer, sur le moment. sauf que, me connaissant, au final, je pourrais pas m'empêcher de m'en mêler, ne serait-ce que pour le bien des autres personnes venues boire un verre tranquille ce soir-là. je suis pas vraiment un bon samaritain, je déteste juste les connards qui savent pas comment se comporter en fonction de l'endroit et du moment, et qui se donnent en spectacle. ça m'amuserait vaguement au début, mais ça finirait pas me gaver, je pense. surtout si ça passerait d'une simple querelle entre deux queutards bourrés à une vraie bagarre dans un lieu public et surtout fréquenté. je râlerais deux secondes d'être celui forcé de gérer le soucis, et je règlerais ça fissa, histoire de pouvoir terminer mon verre pénard ensuite. »


don't act like you know me 'cause you recognize me

❝ I hope you won't feel guilty, I know the reason I was born wasn't love.

Une pluie torrentielle sur une maison à peine assez grande pour contenir une cuisine et un petit salon dans lequel trainent quelques lits. Pitoyable, pauvre, délabrée, perdue dans les montagnes du Laos, souffrant les saisons et parfois voyant la lumière du jour à travers les percées occasionnelles d'un toit abimé par le temps et la négligence. Sous les gouttes tombant du ciel par milliers, un vieux camion peine à démarrer, retardant le départ d'un enfant dont les mains collées contre la vitre ne peuvent cacher son visage en larmes ni ses lèvres étirées en cris muets étouffés par le bruit assourdissant de l'averse. Ses yeux sont rivés sur les formes rendues floues à travers le verre et l'eau de ses parents, n'arrivant par à distinguer leurs traits, des traits déformés par le chagrin et les pleurs, deux visages qu'il finira par totalement oublier. Le véhicule démarre quelques secondes pour caler encore et encore, prolongeant le moment déchirant, les instants qui bientôt ne deviendront que des souvenirs vagues et douloureux appartenant au passé. L'enfant continue de hurler, ses petits poings frappant la fenêtre mais lorsqu'enfin le camion prend vie et commence à s'éloigner, sa voix se brise et s'éteint après un dernier "maman" que ni elle, ni son père n'entendront.

Cet enfant, c'est moi.

Ω

❝ even if you embrace me until it's suffocating, we will never become one. (click on it)

« Kamon... »

Elle pleure. Elle essaie de le cacher mais sa voix tremble, c'est si facile... Elle peut bien tenter d'avoir l'air forte, mais moi, je la connais. Je la connais même bien. Sara. Son nom si doux sur le bout de ma langue, au résonnement si intense dans ma tête. Mon cœur est plein d'elle, plein d'une Sara que j'aime, que j'aurais aimé autrement, mieux, une Sara que j'aurais comblé et porté vers le haut si seulement la situation avait été différente.

« Kamon... Tu m'entends ? Tu as mal ? Tu saignes tellement... Je... »

Elle esquisse un hoquet de douleur quand une de ses mains se referment sur les barreaux de sa cage ensorcelée alors que l'autre passe au travers pour tenter de m'atteindre. On ne peut pas sortir. Si on essaie, si on touche trop longtemps l'acier magique, une décharge violente et probablement mortelle pour un être humain normal s'enclenche. Sous l'effet du choc, elle sursaute, enlevant brusquement ses bras avant de les rapprocher contre son corps. Le mien, tuméfié, faible, recouvert de plaies et entamant enfin son processus de guérison après avoir été à l'agonie pendant des heures, tente vainement d'écouter ma tête qui se redresse avec inquiétude vers elle. Je la regarde, elle peste, secouant ses doigts dans le but de faire disparaitre les effets fantômes du courant électrique. Elle va bien. Dans un râle, je me laisse aller sur le sol de ma propre prison, reprenant ma position initiale, fermant les yeux. J'ai mal.

« Ça ne fait pas mal, ne t'en fait pas pour moi. Mon corps finira par guérir et bientôt ce sera comme ça si rien n'était jamais arrivé. »

Je tente un petit rire qui ne déclenche pas le sien. Son visage reste peiné, la tristesse dans ses yeux ne faisant que se renforcer après mes dernières paroles. Un long soupir, brisant le silence de l'endroit sombre et humide dans lequel nous sommes retenus, chacun dans une cage qui lui est propre, comme des animaux, des bêtes qui ne méritent qu'à peine de quoi vivre et se nourrir. Quelques jours avant les pleines lunes, il est de coutume de nous affamer. C'est mieux pour le combat, ça nous rend plus violents, carnassiers, désespérés. Moins contrôlables. Ici, nous sommes environs une dizaine, mais il y en a d'autres encore, qui possèdent des pièces attitrées, pas beaucoup plus grandes qu'une petite salle de bain, avec un lit normal et un ou deux meubles. Ce sont ceux qui sont là depuis le plus longtemps, qui l'ont obtenu, mérité. C'est un privilège qui se gagne, parce qu'après tout, survivre au delà de cinq années dans cet enfer, ça relève de l'exploit. Beaucoup n'y parviennent jamais.

« Guérir pour être détruit, encore. A chaque fois c'est pareil. On nous lance dans l'arène, et si on est chanceux, on gagne, mais à quel prix. Et on guérit. Pour y retourner encore. Kamon... Je n'en peux plus cette vie... »

Sara. La belle voix de Sara, légère, mais en cet instant si peu assurée, envahie par le chagrin et le doute. Je sens mes plaies se refermer lentement sur elles-mêmes, ma tête devenir moins lourde au fil des secondes, mon corps moins douloureux. Plus aisément, je la regarde à nouveau, une détermination certaine cachée au fond de mes yeux.

« Tu te rappelles de ce que je t'ai promis ? » Elle se mord la lèvre inférieure, hochant la tête doucement. « Je nous sortirai de là, Sara. Je trouverai un moyen. Fais-moi confiance. »

Un nouvel hochement de tête, puis la porte s'ouvre brusquement, faisant sursauter tous les loups présents, certains auparavant endormis, d'autres écoutant d'une oreille sourde notre conversation. La lumière extérieure nous aveugle un peu, nous qui sommes plus habitués à vivre dans une luminosité très peu présente. Vous êtes des loups, vous n'avez pas besoin de beaucoup, vous voyez dans le noir, qu'ils disent. Une silhouette se dessine à contre jour, rapidement suivie d'une deuxième, un peu moins grande.

« Kamon. Ta maitresse est là. »

Sans rien ajouter, la plus grande silhouette s'éloigne tandis que l'autre entre, ses pas résonnant funestement jusqu'à moi comme à chaque fois que je la vois. Une bile brulante, une rage certaine monte, des émotions qui sont habituelles devant un visage que je désire ardemment défigurer et un sourire mesquin qui me rend malade. Sara, à mes cotés, lui lance un regard mauvais, qui ne fait que provoquer le rire amusé de la nouvelle arrivante, occupée à s'accroupir pour être à notre hauteur.

« Salut, Droopy. Une fois que tu seras remis, toi et moi, on va aller faire un petit tour... Le combat d'hier soir, c'était pas trop ça hein ? Tu n'as gagné que par chance. Il va falloir qu'on passe à la vitesse supérieure. Je ne peux pas risquer de te voir mourir maintenant, après tout l'argent que j'ai dépensé pour toi, j'aurais perdu au change et c'est hors de question. Tu n'es pas d'accord ? »

Je grogne, donnant un coup de pied violent contre les barreaux, amplifiant un rire que je déteste par dessus tout. Faire un tour, je sais très bien ce que ça veut dire. Elle va m'entrainer, peut-être me torturer pour essayer de me rendre plus fort. Cela fait déjà une nuit entière que j'aurais dû être nourri, après le combat d'hier soir, ça aurait permit une guérison plus facile et rapide, surtout après avoir subit un jeûne de trois jours. C'est ce que les autres maitres font, habituellement. La mienne est seulement moins conciliante. "Comment, tu n'aimes pas le magnifique surnom que je t'ai donné ? Droopy, c'est excellent. Regarde tes yeux, ton air... Tu ressembles en tous points à Droopy". Maitre... Je hais, je hais ce mot, ce terme. Ce qu'il signifie pour nous. Le monde dans lequel nous évoluons, dans lequel nous sommes coincés, prisonniers. Cela fait deux ans que je suis là, et j'ai déjà l'impression d'y avoir passé toute une vie. Un garçon de douze ans à peine, et déjà las, fatigué. Mais la rage, la colère qui bouillonne en moi, gronde telle un volcan endormit prêt à exploser à tout moment, n'a rien d'éteinte. Elle sera mon fioul, mon énergie, l'aide précieuse qui me permettra de sortir de cet endroit maudit, et d'emmener Sara avec moi. Je ne moisirai pas ici, je le jure. Je sortirai. Et une fois que ce sera fait, je prendrai ma revanche.

Ω

❝ I was born landless, calm like a bomb. 'cause there's a right to obey and there's a right to kill. (click on it)

Les cages magiques entourant l’arène tremblent et grincent sous les impacts des corps massifs de loups, la musique bien trop forte et les hurlements de la foule parviennent à peine à couvrir les hales, les grognements sourds, les glapissements, le bruit écœurant des os qui se brisent sous les coups violents que les deux combattants en compétitions échangent, impitoyables. Ma tête me pèse, douloureuse. Une sueur froide sur ma peau et des tressautement dans les muscles. Sur les cotés, à l'extérieur des grilles, les deux propriétaires restent l'un et l'autre près de leur bête, les encouragements coulant de leur bouches sonnant plus comme des menaces que de vraies marques d'attention. Après tout, les combats illégaux de loups-garou sont plus qu'un sport, c'est un vrai business, ils ne sont pas là pour l'être humain risquant sa vie sur le terrain mais pour eux-même. Avec la somme mirobolante qu'ils y mettent ? Eh. Certainement pas.
Les supporteurs sont extatiques, poings en l'air, toute voix déployée pour commenter ou huer aux moments clés ou loupés du round. Un des loups commence à faiblir, c'est facile voir quand on regarde ses jambes légèrement tremblantes, la façon dont il se porte lui-même et sa démarche moins assurée, indécise. Les trainées de sang qu'il laisse tomber sur son passage y sont sûrement pour quelque chose également : il en a bien trop perdu. Ses coups se font moins précis, moins puissants. Il va perdre, il le sait. Mauvaise pioche pour moi, j'aurais préféré qu'il soit mon adversaire. Liam est un petit gabarit mais Ren sera clairement plus difficile à mettre à bas.

Je jette un regard à Sara, assise dans son box à quelques pas du mien. Sur ses poignets et autour de son cou, les mêmes chaines, mêmes entraves, le même collier muselière que moi. Des petites gouttelettes de rouges coulent légèrement le long de la peau de sa nuque, l'endroit où deux petites aiguilles pénètrent pour envoyer un flot constant de poison. Il ne faudrait pas risquer notre fuite, ni notre transformation totale avant d'être amené sur le ring. Comme moi, elle est fébrile, transpire sous l'effort conséquent et la douleur provoquée par l'empêchement forcé du processus normal de pleine lune pour un loup-garou. La lueur dans ses yeux ne ment pas, elle a elle aussi deviné le dénouement du combat. Elle est en colère. Je me suis porté volontaire pour la rencontre suivante, lui permettant de survivre un jour de plus. Je sais très bien que l'appel de la lune prendra bientôt fin, et que seulement un seul autre combat est possible. Elle a déjà faillit mourir la dernière fois... Je ne la regarderai pas mourir. Elle mourra avec moi, vieille, paisible. Une fin de vie enviable que je veux lui offrir.

Mon visage reste neutre pour ne pas l'inquiéter plus qu'elle ne l'est déjà mais lorsque je lève le regard sur le panneau au dessus de l'arène, tourné vers le public, affichant en lumières néons le score actuel des combattants en jeu pour cette nuit, mon nom est déjà présenté comme le suivant. Je sais que je prendrai le vainqueur, quel qu'il soit. Un dernier coup, et Liam est mis à terre, incapable de se relever, baignant dans une marre de sang, le sien. Les sorciers en délire acclament le vainqueur, qui lui ne fait que tourner autour et regarder la masse gisante au sol, toujours en vie malgré l'état quasi post mortem dans lequel il se trouve.

Le moment de vérité est arrivé, la décision fatidique qui règle chaque fin de combat : l’exécution ou non de la mise à mort. Ce sont toujours les membres du public qui décident, demandent ou non que le perdant soit achevé, tel les gladiateurs dans les temps anciens de Rome. Le maitre de cérémonie, celui qui organise la soirée, celui qui détient l'endroit ainsi que tous les droits sur les bêtes de ce bâtiment - dont Sara et moi faisons partie, celui par qui toutes les décisions passent, se lève de son fauteuil un peu en hauteur. Faisant tourner sa baguette magique entre ses doigts, un léger sourire s'étire sur ses lèvres au moment où tous les regards se tournent vers lui, les clameurs aussi lorsqu'il lève doucement l'index, une question non posées marquant ses traits. La foule commence à scander "mort, mort, mort" d'une seule et même voix, les poings frappant l'air. Mes tympans bourdonnent. Il ne fait qu'attendre un peu plus pour faire durer le suspense, mais, enfin, tend son arme, laissant échapper des étincelles d'un rouge intense vers le plafond. A coté de moi, j'entends Sara gémir. Je n'ai pas besoin de regarder pour savoir qu'elle s'est couvert les yeux.

Les miens à moi restent ouverts. Ils restent ouverts lorsque Ren s'approche du corps à ses pieds. Ils restent ouverts lorsque Liam, ayant légèrement repris connaissance grâce au déclenchement de sa guérison, lève une main suppliante, la peur facilement lisible sur son visage. Ils restent ouverts lorsque, d'un coup de griffes vif et rapide, Ren lui tranche la gorge, le sang éclaboussant la paroi de la cage, avant de commencer à se nourrir de sa chaire pour accélérer son propre rétablissement. Ils restent ouverts pour parcourir lentement du regard un public en extase, riant et clamant sans retenue, le tumulte faisant vibrer ma poitrine, me rendant nauséeux. Ma mâchoire se serre, mes dents grincent. Les mains posées sur mes genoux que je maintiens closes tremblent de rage.

Dans ma tête, ils sont tous déjà morts.

Ω

❝ when it feels awkward to see that familiar room without you in it, when I get up in the morning and call your name without thinking, when my tears spill out for no reason on a night when I'm sleeping alone, no matter how much I cry, that you who used to hold me is gone. I don't want to die without you. (click on it)

Sara est morte. J'ai laissé mourir Sara. Elle est morte sous mes yeux, et je n'ai rien pu faire. Je savais qu'elle allait devoir combattre, que je ne pourrais pas prendre sa place éternellement. Elle s'en était toujours sorti jusque là, parfois gagnant le round, parfois gardant la vie grâce à la clémence du public. Pas cette fois. Pas contre Ren.

Sara est morte. J'ai perdu Sara. Elle a tenu un an, puis elle a été vaincue, et cette fois, ils n'ont pas choisi de la laisser vivre encore. J'ai crié, j'ai hurlé, j'ai tout fait pour qu'on me prenne à sa place, mais un coup violent à l'arrière du crâne et une dose plus forte de poison m'ont affaiblis au point de ne plus pouvoir me tenir debout. Je voyais flou, le visage de Sara, allongée sur l'arène, tourné vers le mien, avec dans les yeux une terreur affreuse et une main tendue désespérément vers moi. Ses lèvres ont commencé à bouger, comme pour me dire quelque chose, mais le brouillard ne faisait que s'étendre de plus en plus, m'aveuglant à tout ce qu'il y avait autour de moi. Je n'entendais rien, je ne voyais pas ses beaux traits s'éteindre dans la brume de mes larmes, sourd aux clameurs qui m'entouraient et au rire infect de ma maitresse derrière moi. "Tant pis pour elle. Ici, c'est la loi du plus fort". J'ai fermé les yeux, assomé, quand enfin j'ai perdu connaissance, m'empêchant de voir ce qui allait suivre, me permettant de garder une image pure et inaltérée de la seule fille que j'ai aimé plus que ma vie.

La Loi du plus Fort.

Ω

❝ save me please, save me please, I'm not a plastic, I don't want to live anymore.

Les années ont continué à s'écouler. Parfois plus lentement, quand l'absence de Sara me pesait trop, et à d'autres moments le temps semblait filer à une allure que je ne pouvais pas suivre, assommé, hors de moi. Paradoxalement, alors que je supportais de moins en moins cette vie, je devenais de plus en plus violent, radical, sans pitié pendant les combats. Avant j'avais une raison de me battre, je le faisais pour elle, pour survivre, pour qu'on puisse s'en sortir ensemble. Seulement, je faisais toujours attention, je gagnais le moins sauvagement possible, pour ne pas lui faire peur, pour rester plus humain, pour lui montrer qu'elle pouvait me faire confiance et s'appuyer sur moi. Dorénavant, survivre, gagner, tout ça n'avait plus grande importance, je me battais par frustration, je me servais de ces combats pour exorciser la haine et la rage hors de moi, épancher un peu la fureur maladive que je retenais au fond. Je devenais de plus en plus l'animal qu'ils m'avaient fait croire que j'étais, mon coté loup prenant le dessus, et quand bien même je ne rêvais plus et ne souhaitais plus rien, je continuais de croire qu'un jour, peut-être, je sortirai de ce trou. Qu'un jour, tout ceci prendrait fin, et je pourrai alors tous les faire payer, et venger sa mort. Les réponses que je cherchais sont venues sous une forme à laquelle je ne m'attendais pas.

Vanà n'était à la base qu'une soit-disant soigneuse, embauchée pour ses talents en soins magiques et ses connaissances de l'anatomie et du fonctionnement interne des loups. C'est elle qui s'occupait de nous quand les blessures devenaient trop importantes, nous donnait de quoi guérir plus vite, une position qui contrastait vraiment avec le reste de l'équipe alors qu'elle était en fait autant entravée que nous. Elle avait pour ordre de ne pas se rapprocher de nous, elle était payée une fortune pour garder le silence sur ces activités et sa tête aurait été immédiatement mise à prix si elle avait cafté ne serait-ce qu'une minuscule information aux autorités concernées. Elle est arrivé peu de temps après la mort de Sara. C'est elle qui m'a aidée à me reconstruire, un peu, lentement, avec beaucoup de temps et de patience. C'est aussi elle qui prenait parfois ma défense, défiait l'autorité de ma maitresse, me rendait un peu moins hostile à l'égard des femmes et des gens en général, surtout des sorciers. Je détestais les femmes. La seule que j'avais aimé n'était plus, et celle que je voyais le plus souvent après elle était malheureusement la personne que je supportais le moins. Un être exécrable, sadique, une femme répugnante, qui s'est servit de moi et a fait de moi son jouet pendant des années, qui s'est parfois permis des gestes indécents, malsains, pour son propre plaisir personnel et n'a jamais ressenti aucun remord à abuser d'un jeune homme de 14-15 ans. Psychologiquement, physiquement. Je n'avais pas le choix. Je devais lui obéir. Les seules fois où je me rebellais au point d'user de force contre elle ou de vraiment tenter de lui échapper, je l'ai amèrement regretté et elle me l'a bien fait sentir. A cause d'elle, je garde une image déformée et écœurante de la femme, qui persiste aujourd'hui et qui ne me lâche pas.

Si ce n'était pour Vanà. Rien n'a changé, mais Vanà... C'est aussi elle qui a pansé et soigné mes plaies la nuit où, après des mois d'attente, j'ai pu refaire face à Ren, et le mettre en morceaux, littéralement. Je pouvais lire dans son regard quelque chose d'interdit, de tu, mais je n'avais pas besoin de mots pour savoir ce qu'elle en pensait. Je n'étais pas particulièrement fier. Sa main douce, me rappelant un peu Sa délicatesse, passait sur les nombreuses blessures de mon corps, prudente.

« Ce n'était pas de sa faute, tu sais. Il n'avait pas le choix. »

« Je sais. Moi non plus. »

Elle n'a rien ajouté, continuant son travail, et moi, les yeux rivés sur la lumière aveuglante au dessus de la table d'opération, je ne ressentais rien. Aucun regret. J'avais fait ce qui devait être fait. Et je n'avais aucun, aucun regret.

Ω

Elle m'a donc apprivoisé. Avec le temps, elle m'a deviné, lu, elle a abaissé mes murs et s'est installée  très simplement, en douceur, dans mon cœur, comme une mère que je n'avais jamais connu. Une relation particulière s'est tissée entre nous, une relation qui ne plaisait d'ailleurs pas du tout à ma maitresse. Elle ne pouvait cependant rien lui dire, Vanà ne dépendait pas d'elle. Plusieurs fois, elle s'en est pris à elle, agacée du lien qui nous unissait et de son habitude à prendre toujours ma défense, et ça me rendait, ça me rendait malade, je la détestais plus que par le passé, chose que je n'aurais jamais cru possible. J'ai protégé ma seconde mère plusieurs fois, incapable de rester de marbre face à cet être que je voulais voir mort, et même si j'en payais le prix je n'ai jamais regretté cela non plus. Vanà était devenue la petite étincelle, l'espoir presque perdu qui revit d'un souffle retenu pendant trop longtemps. Elle représentait quelque chose que je n'avais plus, que je n'osais même plus percevoir depuis des années, que j'avais perdu depuis que Sara n'était plus : une perspective d'avenir. Ailleurs qu'ici. Libre.

Une perspective qui s'est enfin, enfin dévoilée durant l'année de mes 16 ans. Cela faisait maintenant deux ans que Vanà était là, deux autres années passées à combattre lors des pleines lunes et à survivre le reste du temps dans une pièce étroite avec un lit inconfortable – privilège que j'avais fini par gagner, moi aussi. Je me rappelle la voir venir vers moi, anormalement stressée, sur le qui-vive, me murmurer de me tenir prêt et de ne pas faire quoique ce soit qui pourrait tout gâcher, et sur le moment, je n'ai rien compris. Que voulait-elle dire ? J'ai essayé de lui demander, mais elle a simplement tourné les talons, et je suis resté là, perplexe, à me demander ce qu'elle voulait dire et ce que ça signifiait. J'ai obtenu ma réponse quelques heures plus tard.

La nuit commençait à tomber. J'étais enfermé, comme d'habitude, dans la pièce qui m'était attitrée lorsqu'un vacarme sans précédant a retentit non loin de moi. Des cris, des bruits de meubles brisés, de sorts lancés, d'objets lourds cognant les uns contre les autres, et j'étais là, derrière la porte, à la frapper de toute mes forces pour essayer de sortir, totalement pris de frénésie. Qu'est-ce qui était en train de se passer ? J'ai commencé à hurler qu'on me sorte de là, mon corps et ma bouche comprenant presque avant mon cerveau qu'il y avait peut-être là une chance ultime de m'enfuir. Il fallait absolument que j'arrive à sortir de cette pièce... Et lorsqu'après avoir utilisé toutes mes forces pour forcer le verrou – ce qui était passablement inutile vu qu'il était magique, et qu'une voix que je reconnaissais m'ordonna de m'écarter, je n’eus que quelques secondes pour reculer légèrement avant que la porte ne soit explosée, un nuage de fumé et de débris recouvrant le sol. J'ai croisé le regard alerte de Vanà, qui m'a pressé pour sortir, me prenant par le poignet.

Sur le moment, tout était très limpide, rapide, je savais précisément ce que je devais faire, j'enjambais les corps et esquivais les sorts avec une aisance certaine, mais quand je repense à cet instant, des années après, tout me parait très flou, brumeux, vague. Je sais que je fonctionnais sous l'adrénaline, que si on m'avait laissé, ou plutôt si je m'étais donné quelques secondes pour souffler et réfléchir, mes jambes auraient probablement lâché. Trop intense, trop soudain, et surtout au dénouement bien trop important. Je savais ce que ça voulait dire, je savais que j'étais en train d'être libéré, ainsi que tous les autres loup-garous de cette cachette – ceux qui ne mourraient pas en se battant pour sortir, mais je savais aussi que si je m'arrêtais pour peser le poids de tout ce que cela voulait dire, j'aurais manqué d'air. Peut-être même que j'aurais tourné de l'oeil. Sur le chemin, alors que Vanà me guidait en me défendant et que je surveillais nos arrières,  nous avons croisé plusieurs sorciers que je n'avais jamais vu et qui n'étaient vraisemblablement pas d'ici, tous habillés bien trop proprement et élégamment que ceux que je connaissais et petit à petit j'ai commencé à comprendre que ces sorciers faisaient probablement partie du ministère.

Vanà n'a pas lâché une seule fois mon poignet, m'a entrainé et tenu jusqu'à ce que je vois enfin la lumière du jour et que je sois placé dans un petit groupe à quelques pas d'ici, tous autour d'un des portoloin prévu pour l'occasion. A coté de nous, un sorcier annonçait l'heure de départ, nous pressant de bien agripper et de nous tenir prêt. Je voyais dans les yeux des autres loups, la peur, l'incompréhension, mélangé à de l'incrédulité et une certaine panique dû au fait que tout s'était déroulé si rapidement qu'aucun de nous n'avait eut le temps de réaliser ce que ça signifiait. Un dernier coup d’œil à Vanà, derrière moi, qui m'offrait un sourire rassurant avant de s'éloigner, puis je sentis quelque chose accrocher mon nombril et me tirer vers l'avant. Nous nous sommes retrouvés dans un tourbillon de paysages, une sensation que je n'avais jamais connu auparavant, jusqu'à ce que nos pieds heurte le sol dur d'une infirmerie propre, grande et soignée, organisée pour nous. Des sorciers nous souhaitaient la bienvenue au ministère, nous indiquaient de nous allonger ici et là sur des lits et d'attendre les instructions, mais tout ce qui traversait ma tête était cet euphorie que je sentais grandir en moi et qui faisait naitre une nausée qui n'avait plus rien de négative à présent.

Ma tête tournait, mon corps flottait. J'étais libre.

Ω

❝ ain't nothin' wrong with this blasphemy, experience is another one meant for me. (click on it)

Changement radical d'ambiance : nous voici maintenant revenu au présent. A la personne que je suis maintenant, qui est très différente de ce que j'étais auparavant. Vous vous demandez sûrement comment les choses ont avancé par la suite ? Et bien, j'étais censé rejoindre un autre orphelinat spécialisé pour les jeunes comme moi, peut-être même rejoindre celui dans lequel j'ai atterri quand j'étais tout petit après avoir quitté mes parents, mais Vanà en a décidé autrement. Elle m'a adopté. Avant de me le proposer, elle m'a bien évidemment expliqué en détails ce qui s'était passé ce jour là, et il s'avère qu'elle était en fait une auror en mission sous couverture là où je me trouvais, pour démanteler un grand réseau d'esclavagisme et de combats de loups-garou illégaux. Elle y est resté deux années pour récolter toutes les informations nécessaires, ce qui a pris du temps. Elle m'a avoué avoir longuement hésité pour m'en parler, surtout quand nous sommes devenus plus proches et qu'elle désespérait de me voir si mal traité, mais elle savait que ça risquait de compromettre toute l'opération, et d'autres vies que la mienne étaient en jeu.

Mais je ne lui en veux pas. Elle m'a offert la vie que j'ai aujourd'hui, un toit, un semblant de famille que j'avais totalement perdu depuis l'enfance et surtout depuis la mort de Sara. En trois ans, après un déménagement chez elle dans le cœur même de Daegu, elle m'a appris plus que tout ce que j'ai jamais su durant mon adolescence volée, m'a remis à niveau à l'aide de professeurs particuliers, et en 2010 j'ai intégré Ostara, la fameuse école accueillant des êtres non sorciers mais toujours magiques. J'avais 19 ans. J'y ai passé ma dernière année scolaire, et j'ai par la suite intégré l'Empire Ministry, section loups-garous, où j'ai trimé en occupant des postes lambdas avant d'être engagé comme assistant du directeur. Cette opportunité plus que bénéfique m'a été offerte par shin seonho, le directeur lui-même donc, mais aussi l'homme le plus intimidant que j'ai jamais vu - c'est dire (enfin quand il veut quoi), à la tête de la communauté loup-garou que ce soit au niveau sociétaire ou politique. Cela fait maintenant deux ans que je travaille pour lui. Il est le digne représentant de notre espèce aux yeux du monde magique. Je l'ai connu grâce à Vanà, qui me l'a présenté quand je suis arrivé, et Dieu sait pourquoi, il m'a plus ou moins pris sous son aile. Peut-être avait-il senti ma détermination. Peut-être était-ce par profit. Aucune idée, et honnêtement, je m'en tape un peu. L'important, c'est que mon passé est désormais derrière moi, et malgré mon air désinvolte et mon attitude plutôt arrogante et je-m’en-foutiste au quotidien, mes objectifs sont très sérieux : grimper les échelons, faire bouger les choses au niveau relationnel créatures/sorciers - surtout avec les loups-garous, et par la même occasion retrouver la salope qui me forçait à l'appeler maitresse quand je n'étais encore rien de plus qu'une bête bonne à divertir. Vanà m'a dit que pendant le raid, elle s'est volatilisée, et son corps n'a pas été retrouvé parmi les cadavres, ce qui ne peut vouloir qu'une chose.

Aujourd'hui, personne ne se doute de ce que j'ai pu vivre auparavant. Ce n'est pas vraiment un secret, juste quelque chose dont je ne supporte pas parler : je peux devenir très violent si on me provoque sur le sujet. Je suis coureur, séducteur, un mec qu'on pourrait qualifier de "bad boy" si on est une petite minette en transe devant ce genre de caractère. Je plais, je le sais, les filles viennent et repartent, aucune ne reste, pas parce qu'elles ne le souhaitent pas, mais parce que je les vire. Les filles, ce sont des garces, toutes autant qu'elles sont, la seule qui compte pour moi est Vanà, et le souvenir que j'ai de Sara. Aucune raison pour moi, donc, de m'accrocher à l'une d'elle, je ne veux même pas entendre parler de relation sérieuse. Les mecs aussi, parfois, parce que pourquoi pas, après tout, si le plaisir s'offre à moi, je prends, même si je ne pense pas être vraiment attiré sur un plan autre que purement sexuel par le même sexe que le mien. La seule chose que je prends vraiment au sérieux sont les études - parce qu'on n'arrête jamais d'apprendre et que je continue de lire et de m'instruire de mon coté, et mon boulot, bien que cela pourrait en surprendre plus d'un parce qu'à vrai dire, ce n'est pas vraiment l'aura que je dégage. Je suis plutôt solitaire, franc, sûrement un peu trop direct. Pas forcément méchant, mais très vite agacé, donc les mots qui sont loin de faire du bien sortent facilement. J'ai pas mal d'ennemis, et pas forcément bonne réputation dans le domaine privé. M'enfin. Ceux qui veulent vraiment me connaitre savent faire la différence. Le reste...

Who cares ? Not me.

salou;
tehe

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